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Jour du poissson à cul de sac
Le 1er Mai : une journée autour du poisson dans la baie de Cul de Sac. Démonstrations culinaires et dégustations, présentation de fruits et légumes pays.

La cuisine créole puise son caractère dans l’histoire même des Antilles. Le mélange d’origine des peuples contribue beaucoup au caractère de la cuisine créole.

De l’Afrique viennent la culture et la consommation des « racines ». Les ignames, les madères et les patates douces sont autant de tubercules importés et cultivés aux Antilles pour l’alimentation des esclaves. Il en est de même pour la farine de manioc, encore couramment utilisée de nos jours.

La consommation de pois est également d’origine africaine. Dans la campagne, les femmes cueillent les pois et les conservent pour les accommoder dans des plats dont la Soupe à Congo, est le meilleur représentant. Pour composer une bonne soupe à Congo, il faut impérativement au moins trois variétés différentes de poix : pois savon, pois boucoussou et pois d’angols. Ce plat, emprunt de nostalgie, est hérité des nègres Congos. Il était consommé à la période de Noël, quand les représentants de familles éclatées se retrouvaient pour la circonstance et apportaient avec eux, des pois que l’on mélangeait dans la soupe.

Les indiens ont ammené avec eux le curry, un ingrédient essentiel à la préparation des Colombo, plats d’origine tamoule. A l’exception de quelques épices locaux, la cuisine créole leur doit aussi l’usage des épices en général.

Des Arawaks et des Caraïbes, on a conservé l’usage du Roucou, une graine rouge utilisée dans les sauces, notamment pour ses propriétés colorantes.

Enfin, la cuisine créole a hérité de la France bon nombre de ses ingrédients de base, d’une époque difficile où la rareté des denrées en faisait le grand prix. En effet, jadis, la majorité des denrées alimentaires consommées aux Antilles provenait, par bateau, de métropole. Farine, riz, poitrine et lard fumés, féculents et légumes secs, morue séchée et autres salaisons, furent jusqu’à récemment encore, composants essentiels de l’alimentation antillaise. Rien d’étonnant à ce que l’on retrouve la morue et le lard dans une majorité de plats créoles.

De cette période est née cet art certain de l’économie et du dosage. Mais il se perd un peu. Il arrive parfois de goûter un plat truffé de tant de clous de girofle que l’on pourrait se croire chez le dentiste. De même, les fameux sorbets au coco, vendus sur les plages par la doudou qui mouline sa sorbetière, n’ont bien souvent pas goût de coco mais d’amande. Désormais, l’huile d’amande est abordable et accessible dans n’importe quel supermarché, aussi, le dosage de cet ingrédient n’obéit-il plus à cet loi de la rareté et se trouve versé allègrement dans les sorbetières, au point de masquer le goût du coco.

La cuisine créole c’est aussi l’art de l’assemblage de petits riens et du recyclage des restes. Rien ne se perd ! Une poignée de riz et une poignée de haricots rouges font un accompagnement idéal, au point que désormais le riz haricots rouges se retrouve fréquemment dans les assiettes créoles. Les abats sont aussi des ingrédients essentiels dans beaucoup de plats. Les tripes sont à la base du Matété ou du Matatou. Les queues et pieds de porc sont particulièrement appréciés. Le sang de l’animal tué est utilisé pour faire du boudin.

Un repas créole commence toujours par un ti-punch. Préparé à base de fruits macérés, il en existe presque autant de sortes qu’il y a de variétés de fruits. Plus ou moins sucrés, la douceur des punchs ne doit pas faire oublier qu’ils sont préparés avec du rhum à 50° et que le sucre de canne qu’on y ajoute fait encore monter le degré d’alcool. A consommer avec modération !

Le punch est souvent accompagné d’amuse-bouches comme les petits boudins blancs ou noirs et les pâtés (feuilletés à la viande) . Certains comme les accras (beignets de morue ou de crevettes) sont devenus aussi célèbres que le ti-punch qui l’accompagne.

Viennent ensuite les plats : les dombrés et ouassous (galettes de farine accompagnées d’écrevisses locales, appelées « z’habitants » en Martinique), le calalou (à base defeuilles de marames ou de madères), le matété et le Matoutou (à base de crabes macérés dans du citron), les ragoûts de chatroux (petite pieuvre) ou de lambis (crustacé local), le bébélé (fruit à pain, banane, giromon et tripes), le crabe farci, le Macadam (riz et morue canne) la chiquetaille (morue grillée et déchirée en lambeaux) ou encore le féroce (à base d’avocat, de morue et de farine de manioc).

Sans oublier les fameux colombo (plats de viandes, mijotés au curry) ou encore le pâté en pot martiniquais (potage aux légumes et aux abats). Certains plats ne sont consommés qu’à certaines périodes comme le Jambon de noël, caramélisé au miel, percé de clous de girofle et séché au four.

Outre la morue, le poisson frais est également très présent dans la cuisine créole. D’une exceptionnelle saveur aux Antilles, petit poisson de nasse ou darne de thasar, il se prépare en court-bouillon (blaff) ou grillé.

A part le lard fumé et la poitrine, la viande a longtemps été rare et chère. Le poulet est très apprécié des antillais qui aiment à le consommer boucané, c’est-à-dire fumé à la sciure de canne à sucre brûlée. Excellent ! Le cabri est aussi d’avantage consommé depuis l’arrivé des indiens qui en sont très friands. Enfin, le veau et le porc ne sont pas oubliés et il est courant à la campagne d’en avoir quelques têtes pour sa consommation personnelle et arrondir les fins de mois. Souvent, l’animal est tué dans le jardin, un petit événement auquel assiste le voisinage et la famille, et où chacun réserve sur pied le morceau désiré.

Une multitude de fruits et légumes en accompagnent ces plats. Des tubercules, bien sûr, mais aussi le fruit à pain, fruit de l’arbre à pain importé de Polynésie, plus économique pour l’alimentation des esclaves. Il se consomme vert ou mur, épluché et bouillit comme une pomme de terre. La banane est également courante sur les tables antillaises. Légume ou fruit, il en existe ici une grande variété. La papaye et la cristophine sont aussi fréquemment utilisées.

Le piment est omniprésent dans la cuisine créole, il accompagne tous les plats. Particulièrement fort, pour ne pas dire un des plus fort du monde, le piment créole est employé pour nettoyer les aliments et les parfumer. Utilisé aussi pour la cuisine, il faut s’assurer qu’il a bien été retiré avant de servir. A table, il est présenté dans une soucoupe. On plante sa fourchette dedans, puis on la promène dans le plat pour le parfumer. Il convient d’être prudent dans son usage : trop de piment rend le plat immangeable !

Enfin, pour les gourmands, au dessert, les fruits exotiques ont la part belle : au sirop, confits, en confitures, en gelées ou en compotes. Il ne faut pas oublier les doucellettes, les philibots, les lotchios, les cratchés, le célèbre blanc-manger coco (désert à base de noix de coco et de lait parfumé à la vanille), la classique banane flambée au rhum, ou encore le tourment d’amour (gâteau de Savoie à la crème au coco).

Cette cuisine simple et goûteuse se retrouve jusque dans l’alimentation des ouvriers qui déjeunent souvent d’un sandwich morue et oignon ou encore au beurre de sardines.

Les Antilles ne produisent pas de vins mais en consomment beaucoup. Les bières sont en majorité d’importation, à l’exception de l’excellente bière Lorraine, brassée en Martinique. Mais la bonne surprise, c’est l’abondance de jus de fruits exotique qui ravira les amateurs !

Cette cuisine créole, si variée et savoureuse, est hélas en voie de disparition. Exigeante, elle requiert beaucoup de patience et de travail. Par exemple, le le dessalage de la morue est une étape essentielle à la préparation. Si vous l’avez omis, la morue immangeable.

L’épluchage du fruit à pain, la scarification et le battage du lambi et du chatroux sont des tâches extrêmement pénibles qui requièrent de la force et de la poigne. Au final, il est impossible de trouver du fruit à pain au restaurant et le lambi ou le chatroux sont souvent plus caoutchouteux qu’un vieux pneu.

Enfin, certains ingrédients disparaissent ou n’ont plus la qualité requise qui faisait la vraie saveur des plats créoles : plus de ouassous ou de z’habitants, mais des écrevisses d’élevage ; le lambi et les langoustes sont surgelés. Pour déguster une bonne langouste, il vaut mieux la choisir dans un vivier.

Le meilleur moyen de déguster de bons plats créoles reste donc de se faire inviter chez l’habitant. Mais même là, la mondialisation à fait des ravages. Considérée comme une cuisine du pauvre ou du nègre, héritage d’un terrible passé, la cuisine créole est de plus en plus rejetée par les couches aisées de la population, au profit d’une alimentation traditionnelle et métropolitaine. Le succès fulgurant des fast-foods aux Antilles laisse mal augurer de l’avenir de la cuisine créole. Mal transmise et rejetée par la jeune génération qui s’ouvre aux cuisines du monde, cette tradition culinaire unique est menacée si rien n’est entrepris pour sensibiliser les Antillais à la préservation de ce patrimoine essentiel.

Carib Beer Regatta au Captain Oliver’s
Course de bateaux monocoques et multicoques autour de l’île.

Le plus jeune Yacht Club dans la région des Caraïbes, peut-être du monde, ouvre ses portes le 13 avril dans un carnaval de presse caméra ampoules clignotantes, popping capsules de bouteille de bière et de la qualité hors-d’oeuvre. Captain Oliver’s Yacht Club à Oyster Pond, St-Martin, a été mis en place principalement dans le but d’accueillir May’s Carib Beer Regatta, mais la dynamique cartel nautiques au centre du club est déjà ambitieux de planification de nouvelles manifestations.

L’élan derrière le Yacht Club, qui est sur le côté hollandais de l’île, a été stupéfiante. L’idée d’une régate a été lancée au début de cette année suite à une conversation entre le capitaine Oliver et un journaliste local. Bien que "Let’s tenir une course / régate» est assez souvent entendu dans les îles (en particulier pendant l’Happy Hour) ne doit être oubliée en quelques jours, ce plan un écho au niveau local, en particulier parmi ceux qui se souviennent du Tuesday Night courses de quelques années Il ya. Les bénévoles sont venus en avant pour promouvoir et organiser la régate, un yacht-club a été officiellement enregistrée, et en seulement 15 jours par pièce de stockage à droite sur le port de plaisance a été converti en Clubhouse que oozes sophistication.

Commodore Hervé Harel voit le club comme quelque marins locaux et régionaux peuvent venir non seulement de se détendre, mais aussi pour se rencontrer et discuter de projets futurs. «Nous voulons aider ceux qui essaient de sortir et d’affronter la concurrence, que ce soit localement ou dans les grandes courses", dit-il. «Il est étrange que l’on ne trouve que deux régates par an sur St-Martin. Dans des endroits comme la Bretagne ou le Royaume-Uni, où vous avez beaucoup de bateaux, vous aussi vous avez beaucoup d’activités nautiques. "

Le club sera fournissant patronage de la Route Du Rhum espoir Ronan Guerin - offrant un soutien logistique et technique de Captain Oliver’s Marina. Une école de voile est également prévu à bord du 50 ’sloop Gold Digger, edging actuellement son chemin à travers le Panama. Une fois à St-Martin, elle sera amarré à la marina et sera disponible à des fins d’enseignement.

Ayant travaillé à Oyster Pond pour les 9 dernières années, que la moitié de Charrin & Harel Yacht Brokers, Hervé a décidé de mettre sa maison de courtage contacts - répartis sur St Barth, Tortola, de la Guadeloupe et au-delà - à utiliser localement. De même, le Yacht Club sert les tight-knit communauté locale, mais aussi l’ouverture à l’international de nombreux marins qui Oyster Pond en tirer des îles voisines.

Captain Oliver’s Yacht Club compte déjà 15 membres. Premiers à rejoindre Christophe était Decatoire, un résident de St Martin, propriétaire de la plongée sous-Works Company et le capitaine du bateau de pêche mer Dream. "L’idée était de participer à l’élaboration d’Oyster Pond", explique Christophe. "C’est un endroit tranquille où la vie est bon. Le Yacht Club ajoutera une ’classe’ dimension à l’activité nautique. "Comme d’autres, Christophe espère pouvoir mettre sur pied un tournoi de pêche sur le Yacht Club.

Un an de l’adhésion au club coûte ou 70 euros, et il est ouvert sept jours par semaine, de 3pm à 10pm. L’équipement comprend 2 stations internet ADSL, d’un bar, une bibliothèque, jeux de société, panneau d’équipage, et d’un majestueux projecteur de cinéma où les patrons peuvent sombrer dans un des fauteuils en peluche et regarder un film.

Festival Saint Martiois de spécialités culinaires
Le 15 Mai. Journée de la famille et valorisation des spécialités culinaire.

  • Langouste créole

  • 4 personnes

  • Ingrédients :

    1 à 2 queues de langouste (selon grosseur)

    2 cuill. à soupe d’huile, 4 grosses crevettes

    45 cl de vin blanc sec, 4 cuill. à soupe de concentré de tomates

    2 oignons, 3 gousses d’ail, 2 brins de thym

    8 brins de persil plat, 1 citron vert,

    2 feuilles de bois d’Inde,

    2 feuilles de laurier,

    1 à 2 pincées de piment de Cayenne,

    sel et poivre du moulin

    Langoustes et ouassous

    Merveilles gastronomiques par excellence, les langoustes sont les reines des crustacés de la Caraïbe. Cachées au creux d’une anfractuosité ou naïvement en file indienne, elles tapissent, de leurs antennes dressées, les fonds coralliens. Une pêche forcenée a pourtant mis à mal leur contingent, induisant la création de réserves sous marines. Particulièrement savoureuse, la langouste grillée sauce chien se déguste dans les guingettes de bord de plage. Moins connus que leurs soeurs maritimes, les ouassous sont de grosses écrevisses d’eau douce.

  • Préparation de votre langouste à la créole:

    Pelez et hachez les oignons et les gousses d’ail.

    Décortiquez les crevettes.

    Faites les revenir dans une cocotte avec l’huile, les oignons, les gousses d’ail, le thym et le persil plat effeuillés.

    Mouillez avec 1/2 verre d’eau.

    Ajoutez les feuilles de bois d’Inde et de laurier.

    Salez et poivrez.

    Laissez mijoter 8 mn.

    Mixez le tout après avoir retiré les feuilles de laurier et de bois d’Inde.

    Remettez ce jus à cuire à feu doux avec le piment de Cayenne, le concentré de tomates, le vin, le jus de citron vert.

    Ajoutez un peu d’eau si nécessaire.

    Laissez mijoter pendant 10 mn.

    Coupez les queues de langouste en médaillons de même épaisseur et ajoutez les à la sauce.

    Faites cuire 10 à 15 mn.

    Servez les médaillons avec du riz blanc.

    Votre langouste créole est prêt à être déguster

    bon appétit !

  • Festival du village de Grand-Case
    Semaine de la négritude. Festivités en célébration du 161è anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Animations entre le 21 et le 27 Mai. Commémoration de l’abolition le 27 Mai. Cérémonies officielles toute la journée et grand spectacle sur le front de mer de Marigot à partir de 18h30.

    Victor Schoelcher

    Il est né dans le faubourg Saint-Denis, le 22 juillet 1804, deux ans après le rétablissement de l’esclavage dans la France impériale, deux ans après un illustre futur ami, prénommé Victor, tout comme lui.

    Fils d’un riche manufacturier de porcelaines d’origine alsacienne, Victor Schoelcher est vite associé à la marche des affaires familiales. En 1829, il s’embarque pour les Amériques, en quête de nouveaux débouchés pour les porcelaines Schoelcher. Bouleversé par sa découverte de l’esclavage, Victor Schoelcher trouve en même temps le sens de sa vie : s’employer à libérer de leurs chaînes les 250 000 êtres humains asservis relevant de l’autorité française. A la mort de son père en 1832, cet autodidacte éclairé vend la fabrique familiale et se consacre à ses passions : politique, musique, critique d’art. Il écrit, voyage, fréquente les salons et les cercles progressistes. Il publie notamment en 1842 Des colonies françaises : abolition immédiate de l’esclavage.

    La révolution de 1848 le propulse sur le devant de la scène politique : nommé sous-secrétaire d’état aux Colonies, il prône aussitôt l’abolition de l’esclavage, accompagnée du droit de vote simultané pour les nouveaux citoyens. Il signe à ce titre le 27 Avril 1848 le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Victor Schoelcher a gagné le combat auquel il a choisi de consacrer ses forces : « La société a bien des plaies à guérir ; il faut que chacun se charge d’un mal, si je puis dire, pour le combattre pied à pied. Dans la mesure de mes forces, je me suis consacré à l’une des grandes réparations que l’humanité se devait à elle-même. J’ai provoqué l’émancipation de nos frères, les hommes noirs, de cette race que les gouvernements monarchiques ont mise en esclavage, et que la république va bientôt mettre en liberté. »

    Schoelcher est élu député des colonies de Guadeloupe puis de Martinique, mais le coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte le contraint à un long exil à Londres. Insatiable collectionneur de manuscrits et objets de toutes sortes, Schoelcher publie une Histoire des crimes du 2 décembre et une Vie de Haendel. Victor Hugo, autre proscrit visionnaire, ne tarit pas d’éloges sur son ami Schoelcher : « Vous êtes un des hommes qui occupent le plus doucement ma pensée dans ce temps d’abjection et de nuit ; vous êtes à la fois fierté et lumière. Je vous aime comme un porte-bannière et comme un porte-flambeau. »

    De retour en France en 1870, Schoelcher reprend le combat politique, devenant sénateur de la Martinique jusqu’à sa mort en 1893. Il lutte notamment en faveur d’une autre abolition, qui attendra encore de longues décennies avant de se matérialiser : celle de la peine de mort.

    Victor Schoelcher a traversé le dix-neuvième siècle en militant pour un présent et un avenir meilleurs. Au vingt-et-unième siècle, n’avons-nous pas besoin de regarder comme lui notre boussole morale personnelle : « Chaque homme, pour se gouverner dans la vie, se crée une loi, une doctrine, se fait une sorte de boussole morale qu’il regarde à mesure qu’il avance. Ma boussole a toujours été dans l’un des deux mots : Liberté, Justice ».

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    Saint Martin