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Kitesurf dans les Caraibes
“ Entre Ciel et Mer”
Qui n’a pas rêvé un jour de voler ? Icare voulait s’enfuir du labyrinthe pour échapper au Minotaure. Il inventa un engin pour s’envoler : avec du miel, il se colla de grandes ailes et parvint à décoller ! Icare fût vite grisé par le vol, pris par le vertige de ses sensations, il vola haut encore et encore ; tellement haut qu’il atteignît le soleil et se brûla les ailes !Les hommes ont élaboré toutes sortes de machines volantes pour s’inventer des ailes. Des sports aux transports aériens, les inventions et les aboutissements sont bien nombreux. Mais peu de sports aériens sont accessibles à tous et permettent de se transformer en Peter Pan ou en Fée Clochette, ne serait-ce que le temps de 10 secondes 25 (temps dans les airs chronométré récemment sur une compétition). Avec le kitesurf, c’est possible : glisser sur l’eau, prendre son envol, et voler. Mais attention, ne vous brûlez pas les ailes !
Alors attention à vos « ailes » et à celles des autre La pratique du kitesurf exige des sites très adaptés, notamment en terme de place, permettant au pratiquant de dérouler ses lignes au sol sans risque pour lui et pour les autres. L’amélioration du niveau moyen de pratique et l’apparition d’un matériel plus sûr dans un avenir proche permettront au kitesurf de poursuivre son développement dans les meilleures conditions. De plus en plus, les planches se font dans des matériaux composites de meilleures qualités. Le « kite » est de plus en train de conquérir de nouveaux territoires avec par exemple le snowkite, ou l’apparition d’embarcations tirées plus importantes par des cerf-volants, comme des canoës kayak. Équipements
L’aile
La voile est dirigée par une barre, elle-même rattachée grâce à un harnais au surfeur. Ce dernier oriente la barre à laquelle sont en général fixées quatre ou cinq lignes d’environ 27 mètres de long, de façon à assurer la traction et la direction de l’ensemble. Grâce à la voile, les pratiquants de ce sport peuvent faire des sauts allant parfois jusqu’à 20 mètres au-dessus de l’eau. La surface de voile se situe généralement entre 5m² et 20m², même si des voiles de 50 m² ont aussi été expérimentées. Deux grands types d’ailes sont utilisées :
en forme d’arche (ou C-shape), généralement en 5 lignes. (ex: North Vegas, Slingshot Fuel). C’est le type encore le plus courant aujourd’hui (avec néanmoins de récentes innovations chez Naish avec la Sigma-shape , et chez F-one avec le Delta-shape).
La barreC’est la partie par laquelle on contrôle les mouvements de l’aile. Elle est plus ou moins grande en fonction de la taille de l’aile. On y attache 2 ou 4 lignes pour contrôler l’aile et gérer la puissance. Pour les nouvelles ailes, on trouve souvent une 5e ligne utilisée pour améliorer la sécurité et le contrôle de l’aile.
Le réglage de la longueur des avants est fixe, alors que celui des arrières a justement vocation à être sans cesse modulé en cours de navigation en tirant ou poussant la barre. Ce principe consistant à pouvoir augmenter ou diminuer la puissance de traction de l’aile s’appelle le border/choquer. Il faut bien comprendre que l’incidence de l’aile est fonction de la longueur des lignes avants par rapport aux arrières. Il serait en effet évidemment inutile de raccourcir les avants si on fait de même avec les arrières dans le même temps. Lorsqu’on raccourcit les avants ou allonge les arrières, on dit alors que l’aile devient piqueuse. Dans le cas contraire, on dit que l’aile devient cabreuse.
La planche
À l’origine du sport, les premiers utilisateurs étaient souvent issus du monde du windsurf. Naturellement, les premières planches utilisées pour le kitesurf furent donc des planches de windsurf. Mais rapidement la taille des planches s’est raccourcie jusqu’à atteindre une longueur de 1m40 en moyenne. Leur forme a ensuite évolué pour se rapprocher davantage de celle des planches de wakeboard, dites bidirectionnelles. Les planches directionnelles, historiquement liées au surf, sont assez épaisses et nécessitent une rotation de la planche à chaque virage. Les bidirectionnelles, aussi appelées twin-tips ou tt, sont quant à elles plutôt issues du monde du wakeboard, elles sont souvent parfaitement symétriques et beaucoup plus fines. Il existe enfin une troisième catégorie de planche plus rare appelée mutant. C’est une solution intermédiaire entre ces deux styles de planche. Les pieds du kitesurfeur sont reliés à la planche par ce que l’on appelle des foot-straps et reposent sur une couche de mousse appelée pad. Les twin-tips ont généralement 4 ailerons (1 aileron à chaque coin de la planche) d’une taille allant de 3 à 7 cm. Les planches directionnelles, comme les planches de surf, ont soit un seul soit trois ailerons, situés à l’arrière de la planche, d’une longueur pouvant atteindre 20 cm.
Le Leash de planche relie la planche au rider pour ne pas la perdre.
Le harnaisContrairement à la planche à voile, le harnais est un élément indispensable en kitesurf. En effet, si le kitesurfer lâche la barre sans être rattaché à l’aile par un moyen quelconque, l’aile va s’envoler parfois très loin et, sans parler de la perte du matériel, risquer ainsi de blesser des personnes qui la recevraient. Il existe deux types de harnais en kitesurf : Ceinture, ou Dorsal : comme son nom l’indique, ce harnais ne passe qu’autour du bassin et non sous les fesses, contrairement au harnais culotte. Culotte : à la manière d’un baudrier d’escalade, celui-ci passe sous les fesses et évite ainsi souvent les maux de dos au rider. On le recommande généralement aux débutants pour cette raison.
Sécurité
À la suite de plusieurs accidents mortels, la France a décidé sur l’initiative de la DGCCRF (répression des fraudes) en 2003 de créer une norme pour le matériel. Une commission a été constituée par l’Afnor en juillet 2003, regroupant les fédérations sportives concernées (la Fédération française de vol libre, la Fédération française de parachutisme, l’École nationale de ski et d’alpinisme), des responsables de la DGCCRF et du ministère de la Jeunesse et des sports, la Fédération des industries nautiques et des fabricants de matériels et d’accessoires de sécurité.
Parmi les solutions retenues, citons : la planche doit être reliée au surfer par un lien (leash), ce qui lui permet de ne pas la perdre même s’il ne la tient plus avec ses mains ; la possibilité d’annuler d’urgence la traction (en cas de rafale de vent ou d’approche d’une zone dangereuse), tout en restant relié à l’aile (pour éviter que l’aile ne cause un dommage en s’envolant) ; la possibilité de détacher l’aile en dernière extrémité. Modifications du cadre de pratique des planches aérotractées (kitesurf) Les types de sécurité 5e ligne : en plus des quatre lignes de contrôle de l’aile, une cinquième ligne (corde) est reliée au bord d’attaque de l’aile. Ainsi, si le kitesurfer se sent en danger, il lui suffit de larguer son système de sécurité. L’aile n’est alors plus tenue que par le bord d’attaque via la cinquième ligne : elle exerce ainsi subitement beaucoup moins de traction et tombe rapidement vers l’eau ou le sol.
Avis
Le kitesurf, sport détente ?Le kitesurf permet de se maintenir en forme dans un élément agréable qu’est l’eau. Selon le niveau de pratique ou la discipline choisie, il peut être doux pour le corps ou assez violent pour les articulations lors des réceptions de sauts version freestyle.
Il détend du fait d’être dans l’eau, permet de se défouler, de respirer, de se sentir en liberté, c’est un véritable anti-stress s’il est pratiqué dans des conditions douces et faciles. Il permet aussi de rencontrer des gens passionnés. En kite, le pratiquant a souvent besoin d’autrui pour décoller, poser son aile ou pour des conseils. Le Kite est un sport social.
![]() Le Kitesurf apporte divers plaisirs à ses pratiquants. Entre sport extrême et sport détente, les coeurs balancent.
Le kitesurf, sport extrême ?
Les hommes ont élaboré toutes sortes de machines volantes pour s’inventer des ailes. Des sports aux transports aériens, les inventions et les aboutissements sont bien nombreux. Mais peu de sports aériens sont accessibles à tous et permettent de se transformer en Peter Pan ou en Fée Clochette, ne serait-ce que le temps de 10 secondes 25 (temps dans les airs chronométré récemment sur une compétition). Avec le kitesurf, c’est possible : glisser sur l’eau, prendre son envol, et voler. Mais attention, ne vous brûlez pas les ailes !
Alors attention à vos « ailes » et à celles des autre
HistoriqueLe kitesurf, également appelé kiteboard, kiteboarding ou flysurf, selon le pays, ce sport fantastique qui fait planer ses adeptes, qui fait rêver les foules et qui, aujourd’hui, alimente largement les médias a, dès les années 60, trotté dans la tête de plusieurs inventeurs. Mais ce n’est qu’en 1984 qu’il est devenu réalité quand Dominique et Bruno LEGAIGNOUX, deux bretons passionnés de sports nautiques ont démarré leurs travaux et ont déposé le brevet de l’aile courbe à structure gonflable.
L’amélioration du niveau moyen de pratique et l’apparition d’un matériel plus sûr dans un avenir proche permettront au kitesurf de poursuivre son développement dans les meilleures conditions. De plus en plus, les planches se font dans des matériaux composites de meilleures qualités. Le « kite » est de plus en train de conquérir de nouveaux territoires avec par exemple le snowkite, ou l’apparition d’embarcations tirées plus importantes par des cerf-volants, comme des canoës kayak. Équipements
L’aile
La voile est dirigée par une barre, elle-même rattachée grâce à un harnais au surfeur. Ce dernier oriente la barre à laquelle sont en général fixées quatre ou cinq lignes d’environ 27 mètres de long, de façon à assurer la traction et la direction de l’ensemble. Grâce à la voile, les pratiquants de ce sport peuvent faire des sauts allant parfois jusqu’à 20 mètres au-dessus de l’eau. La surface de voile se situe généralement entre 5m² et 20m², même si des voiles de 50 m² ont aussi été expérimentées. Deux grands types d’ailes sont utilisées :
en forme d’arche (ou C-shape), généralement en 5 lignes. (ex: North Vegas, Slingshot Fuel). C’est le type encore le plus courant aujourd’hui (avec néanmoins de récentes innovations chez Naish avec la Sigma-shape , et chez F-one avec le Delta-shape).
La barreC’est la partie par laquelle on contrôle les mouvements de l’aile. Elle est plus ou moins grande en fonction de la taille de l’aile. On y attache 2 ou 4 lignes pour contrôler l’aile et gérer la puissance. Pour les nouvelles ailes, on trouve souvent une 5e ligne utilisée pour améliorer la sécurité et le contrôle de l’aile.
Le réglage de la longueur des avants est fixe, alors que celui des arrières a justement vocation à être sans cesse modulé en cours de navigation en tirant ou poussant la barre. Ce principe consistant à pouvoir augmenter ou diminuer la puissance de traction de l’aile s’appelle le border/choquer. Il faut bien comprendre que l’incidence de l’aile est fonction de la longueur des lignes avants par rapport aux arrières. Il serait en effet évidemment inutile de raccourcir les avants si on fait de même avec les arrières dans le même temps. Lorsqu’on raccourcit les avants ou allonge les arrières, on dit alors que l’aile devient piqueuse. Dans le cas contraire, on dit que l’aile devient cabreuse.
La planche
À l’origine du sport, les premiers utilisateurs étaient souvent issus du monde du windsurf. Naturellement, les premières planches utilisées pour le kitesurf furent donc des planches de windsurf. Mais rapidement la taille des planches s’est raccourcie jusqu’à atteindre une longueur de 1m40 en moyenne. Leur forme a ensuite évolué pour se rapprocher davantage de celle des planches de wakeboard, dites bidirectionnelles. Les planches directionnelles, historiquement liées au surf, sont assez épaisses et nécessitent une rotation de la planche à chaque virage. Les bidirectionnelles, aussi appelées twin-tips ou tt, sont quant à elles plutôt issues du monde du wakeboard, elles sont souvent parfaitement symétriques et beaucoup plus fines. Il existe enfin une troisième catégorie de planche plus rare appelée mutant. C’est une solution intermédiaire entre ces deux styles de planche. Les pieds du kitesurfeur sont reliés à la planche par ce que l’on appelle des foot-straps et reposent sur une couche de mousse appelée pad. Les twin-tips ont généralement 4 ailerons (1 aileron à chaque coin de la planche) d’une taille allant de 3 à 7 cm. Les planches directionnelles, comme les planches de surf, ont soit un seul soit trois ailerons, situés à l’arrière de la planche, d’une longueur pouvant atteindre 20 cm.
Le Leash de planche relie la planche au rider pour ne pas la perdre.
Le harnaisContrairement à la planche à voile, le harnais est un élément indispensable en kitesurf. En effet, si le kitesurfer lâche la barre sans être rattaché à l’aile par un moyen quelconque, l’aile va s’envoler parfois très loin et, sans parler de la perte du matériel, risquer ainsi de blesser des personnes qui la recevraient. Il existe deux types de harnais en kitesurf : Ceinture, ou Dorsal : comme son nom l’indique, ce harnais ne passe qu’autour du bassin et non sous les fesses, contrairement au harnais culotte. Culotte : à la manière d’un baudrier d’escalade, celui-ci passe sous les fesses et évite ainsi souvent les maux de dos au rider. On le recommande généralement aux débutants pour cette raison.
Sécurité
À la suite de plusieurs accidents mortels, la France a décidé sur l’initiative de la DGCCRF (répression des fraudes) en 2003 de créer une norme pour le matériel. Une commission a été constituée par l’Afnor en juillet 2003, regroupant les fédérations sportives concernées (la Fédération française de vol libre, la Fédération française de parachutisme, l’École nationale de ski et d’alpinisme), des responsables de la DGCCRF et du ministère de la Jeunesse et des sports, la Fédération des industries nautiques et des fabricants de matériels et d’accessoires de sécurité.
Parmi les solutions retenues, citons : la planche doit être reliée au surfer par un lien (leash), ce qui lui permet de ne pas la perdre même s’il ne la tient plus avec ses mains ; la possibilité d’annuler d’urgence la traction (en cas de rafale de vent ou d’approche d’une zone dangereuse), tout en restant relié à l’aile (pour éviter que l’aile ne cause un dommage en s’envolant) ; la possibilité de détacher l’aile en dernière extrémité. Modifications du cadre de pratique des planches aérotractées (kitesurf) Les types de sécurité 5e ligne : en plus des quatre lignes de contrôle de l’aile, une cinquième ligne (corde) est reliée au bord d’attaque de l’aile. Ainsi, si le kitesurfer se sent en danger, il lui suffit de larguer son système de sécurité. L’aile n’est alors plus tenue que par le bord d’attaque via la cinquième ligne : elle exerce ainsi subitement beaucoup moins de traction et tombe rapidement vers l’eau ou le sol.
Avis
Le kitesurf, sport détente ?Le kitesurf permet de se maintenir en forme dans un élément agréable qu’est l’eau. Selon le niveau de pratique ou la discipline choisie, il peut être doux pour le corps ou assez violent pour les articulations lors des réceptions de sauts version freestyle.
Il détend du fait d’être dans l’eau, permet de se défouler, de respirer, de se sentir en liberté, c’est un véritable anti-stress s’il est pratiqué dans des conditions douces et faciles. Il permet aussi de rencontrer des gens passionnés. En kite, le pratiquant a souvent besoin d’autrui pour décoller, poser son aile ou pour des conseils. Le Kite est un sport social. Galerie photos
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